julia edgar feature
© Jana Chytilova/HHOF-IIHF Images (gauche)

Une année inoubliable

Pour Julia Edgar, 2015 lui a non seulement permis de remporter trois médailles d’or, mais aussi de jeter un regard sur une future carrière

Wendy Graves
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9 janvier 2016
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Tu as gagné une médaille d’or aux Championnats provinciaux de l’OWHA avec les Hornets d’Oakville, c’est bien cela?

« Oui »

Et l’or au Championnat de l’OFSAA [Ontario Federation of School Athletic Associations] avec le Collège Appleby?

« Oui », répond Julia Edgar, cette fois en riant.

Puis, il y a eu une cette médaille d’or avec Ontario Rouge au Championnat national féminin des M18 en novembre?

« Oui », confirme-t-elle, cette fois avec un rire presque embarrassé.

Oui, 2015 a été toute une année pour la défenseure de l’équipe nationale féminine des moins de 18 ans du Canada.

En plus de remporter ces trois championnats, Edgard a également jeté un regard sur son avenir possible à l’extérieur de la patinoire.

Un cours de biologie de 11e année a également piqué sa curiosité puisqu’elle est attirée par les systèmes humains et un voyage avec l’organisme Projects Abroad l’été passé lui a permis d’explorer davantage ce sujet.

Elle a passé deux semaines à Córborda, en Argentine, avec des étudiants des États-Unis et de l’Europe à visiter des hôpitaux et à suivre des médecins. Edgar a eu accès à la salle d’opération pour assister à quelques chirurgies, dont une césarienne et une appendicectomie. Elle a même pu prendre un peu d’expérience, apprenant comment faire des points de suture sur un cadavre et assistant un vétérinaire qui castrait un chien.

« J’ai un grand intérêt pour la biologie et la médecine et j’aimerais possiblement faire carrière dans un de ces domaines dans le futur », raconte Edgar. « Ça m’a donné une occasion de voir si j’aimais les chirurgies et la médecine dans un environnement réel, tout en visitant un endroit où je n’avais jamais été avant. »

Ayant étudié l’espagnol pendant quelques années, Edgar a choisi l’Argentine pour pratiquer cette langue sur le terrain.

« Ce ne fut pas un choc, mais je pensais connaître un peu l’espagnol et quand je suis arrivée là, je me suis rendu compte que ce n’était pas vraiment le cas », explique-t-elle en riant. Edgar et cinq autres étudiants ont habité dans une famille d’hébergement. Personne ne parlait un mot d’anglais. « C’était bien d’être avec des étudiants qui étaient dans la même situation que moi, qui essayaient tous de comprendre ce que la mère nous demandait. Nous devions nous mettre à six pour nous faire une idée de ce qu’elle disait. »

Edgar s’est engagée auprès de l’Université Princeton pour la saison 2016-2017. À court terme, elle patrouillera la ligne bleue des Tigers. À long terme, cependant, elle vise l’école de médecine.

Elle ne sera pas la première Edgar à devenir une étudiante-athlète à fréquenter une institution postsecondaire. Sa sœur aînée, Tori, est la gardienne de but de l’équipe de soccer de l’Université Western Ontario. « Je pense que c’est un bon modèle pour moi », analyse Edgar.

Le soccer est un sport qu’Edgar pratiquait avec Tori et sa sœur aînée Alex et Julia se donne le crédit à la blague d’avoir développé Tori en « gardienne de but sélectionnée pour représenter le Canada à l’Universiade d’été 2015. »

« Tori était une joueuse d’avant. Dans notre cour arrière, nous avions un gros but et je tirais toujours sur elle, donc si elle a du succès, c’est grâce à moi », s’esclaffe Edgard. « C’est toujours moi qui tirais en sa direction même si elle n’était pas une gardienne de but. »

Peu importe à qui on doit le succès de l’autre, il est clair que les deux se sont aidées mutuellement dans leur sport respectif, que ce soit dans des parties de mini hockey ou de hockey de rue.

« Si elle gardait les buts, je lui tirais vers la tête », se souvient Edgard. « C’est dans ces moments qu’on peut devenir fâché. Le plaisir cesse. »

Un mois après avoir vu Tori revêtir un chandail canadien, Julia a eu la chance de faire de même, sur la patinoire.

À partir de 6 h lors de la dernière journée de la Vitrine estivale des équipes nationales en août, les 42 joueuses invitées ont rencontré tour à tour le personnel d’entraîneurs pour apprendre si elles étaient l’une des 23 joueuses à faire le voyage vers Lake Placid, NY, pour participer à une série de trois matchs entre le Canada et les États-Unis.

« Ce fut probablement le matin le plus énervant, mais à la fois le plus joyeux », témoigne Edgar. « Tu prends place dans cette chaise et tu parles aux trois entraîneurs et dès que tu es assise, elles t’annoncent la bonne nouvelle et tu ne peux t’arrêter de sourire. Je ne sais pas si j’ai entendu ce qu’elles m’ont dit par la suite. »

(Même s’il n’y avait pas de médaille en jeu, pour poursuivre cette séquence victorieuse, Edgar et le Canada ont remporté la série 2-1).

Pour la première fois depuis 2008, le Canada accueille le Championnat mondial féminin des M18 de l’IIHF. Par chance pour Edgar, St. Catharines est non seulement à une heure de la maison, mais c’est également la ville d’où son père est originaire. Elle ne manquera pas de soutien familial au Meridian Centre.

Avec toutes les bonnes choses qui sont survenues depuis la conquête du championnat provincial de son école secondaire l’hiver dernier, Edgar a les yeux rivés sur un autre prix pour conclure un chapitre mémorable de 12 mois de sa vie.

« Les choses se passent bien pour moi », avoue-t-elle. « J’espère vraiment mettre la cerise sur le gâteau avec une autre médaille d’or. Je pense que celle-ci serait la plus savoureuse. »

Pour plus d'informations :

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