2022 phc jean francois huneault

L’importance du parahockey

Atteint d’une neuropathie depuis son enfance, le gardien de but Jean-François Huneault a pu continuer à pratiquer le sport qu’il aime tant grâce au parahockey

François Lafleur
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2 décembre 2022
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Au cours de leur carrière, tous les athlètes doivent affronter des défis qui mettent à l’épreuve leur résilience et forgent leur caractère.

Le cas de Jean-François Huneault ne fait pas exception à la règle.

Une fracture de la jambe subie à l’âge de huit ans allait avoir un impact important sur le cours de sa vie.

« Je continuais à marcher sur ma jambe cassée, ce n’était pas vraiment normal », raconte celui qui participe actuellement à la Coupe de parahockey présentée en Nouvelle-Écosse. « Je n’avais pas de grosses douleurs, contrairement à ce qu’on aurait pu s’attendre de quelqu’un qui se brise un membre. On s’est rendus à l’hôpital et c’est là qu’on a commencé à faire des tests puisqu’on ne trouvait pas ça normal de ne pas avoir de sensation à mon âge. »

Peu après, les médecins lui ont diagnostiqué une neuropathie, un trouble qui touche les nerfs qui transportent l’information entre le système nerveux central et le reste du corps.

Malgré cette nouvelle choc, le jeune garçon qu’il était à l’époque n’avait pas fait grand cas de la situation.

« À l’âge que j’avais, je n’avais pas pleinement pris conscience de ça », admet le gardien de but maintenant âgé de 28 ans. « Je ne faisais pas attention à moi, je me disais que j’étais normal, comme les autres, donc je continuais à faire des choses déconseillées. Je continuais à marcher sur mon pied cassé, qui s’est mis à enfler et à se déformer. »

Dans les années qui ont suivi, le jeune a continué de jouer au hockey même si de nouvelles fractures sont survenues en cours de route. À 15 ans, l’enflure dans son pied était toutefois devenue trop importante, si bien qu’il n’était plus en mesure de chausser son patin.

C’est ainsi que Huneault a délaissé le sport qu’il aimait tant.

Puis, à l’âge de 20 ans, il est tombé sur une vidéo d’Antoine Lehoux, un joueur de parahockey qui a notamment représenté le Canada aux plus récents Jeux paralympiques. Inutile de dire qu’il s’est empressé de tenter sa chance avec une luge sur la glace.

« Lorsque j’ai essayé ça pour la première fois, ça m’a redonné la piqûre du hockey, explique Huneault. Avant cela, je ne rentrais plus dans les arénas, car ça faisait trop mal de ne pas pouvoir jouer. Aussitôt que je suis embarqué sur la glace, j’ai retrouvé la passion et j’ai relancé de gros projets de vie.

« Dès ma première fois, j’y suis allé vraiment intensément et le plus fort possible, poursuit-il. J’ai même vomi en sortant de la patinoire, ce qui montre à quel point ç’a été exigeant. L’esprit compétitif demeure le même et les stratégies sont similaires au hockey. »

Dès sa première année en parahockey, Huneault s’est joint à l’équipe du Québec avant de participer à des camps de développement de l’équipe canadienne.

Le gardien faisait écarquiller bien des yeux, ce qui lui a permis d’être invité aux camps de sélection lors des dernières années.

Malheureusement, chaque présence aux camps se terminait en déception : la COVID-19, une convalescence due à une amputation et une fracture de l’épaule ont mis fin à ses espoirs à plus d’une reprise.

Son quatrième camp de sélection a été le bon. Huneault a été choisi pour représenter son pays et partager le filet avec le vétéran Dominic Larocque.

« La relation est super bonne », confie le joueur natif de Saint-Eustache au sujet de Larocque. « Ce qui est plaisant, c’est qu’il m’aide toujours à devenir meilleur. C’est important d’apprendre des autres : leur routine, la manière dont ils jouent, etc. Il va bientôt arrêter le parahockey, donc il essaie de me redonner la balle en me donnant des conseils. »

Plus tôt cet automne, Huneault a pu enfiler pour la toute première fois le chandail du Canada sur la scène internationale, à la Coupe internationale de parahockey.

« C’était un sentiment incroyable », reconnaît celui qui a signé deux victoires en quatre rencontres lors de la compétition. « C’était une fierté de porter le chandail du Canada. Même plus jeune, j’ai toujours espéré représenter le Canada, mais que ce soit au hockey ou au parahockey, je n’aurais jamais pensé y arriver. »

Au-delà de la Coupe de parahockey, le but ultime de Jean-François Huneault sera de faire partie de l’équipe canadienne qui se rendra aux prochains Jeux paralympiques en 2026.

Entre les différentes compétitions internationales qui se tiendront d’ici là, il entend continuer d’aller à la rencontre des jeunes dans les écoles du Québec afin de leur faire découvrir son sport.

« Au moins 75 % des élèves en sont à leur premier contact avec le parahockey, voient pour la première fois quelqu’un jouer au hockey sur une luge, analyse-t-il. Ce n’est pas un sport commun. Les sports adaptés, ce n’est pas tout le monde qui sait c’est quoi. Les jeunes sont souvent impressionnés par les joueurs et la force, le talent et le mental qu’ils ont. »

La mission que s’est lancée le gardien consiste à montrer aux jeunes que tout est possible et qu’il ne faut jamais abandonner dans la vie.

« Peu importe ce qu’il t’arrive, il va toujours y avoir un sport ou une activité qui te permettra d’avoir du plaisir et de te changer les idées, conclut Huneault. Il faut essayer de promouvoir le sport du mieux possible, car dans mon cas, ç’a changé ma vie. J’essaie de faire comprendre au monde que le parahockey n’est pas seulement un sport pour handicapés. C’est un sport comme les autres. »

Pour plus d'informations :

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