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Surmonter l’adversité

Malgré une carrière universitaire semée d’embûches, Kristen Campbell atteint son but : faire partie de l’équipe nationale féminine du Canada

Shannon Coulter
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22 août 2021
|

Pour Kristen Campbell, la route vers l’équipe nationale féminine du Canada n’a pas été de tout repos. Heureusement, la gardienne de but de 23 ans croit que rien n’arrive pour rien.

Elle s’appuie sur cette conviction chaque fois qu’elle affronte l’adversité; c’est ce qui l’a aidée à traverser une crise après sa première saison (comme réserviste) à l’Université du Dakota du Nord. Le 29 mars 2017, l’université annonce qu’elle supprime son programme de hockey féminin pour des raisons financières.

« Ça a été très difficile pour moi, confie Campbell. Pour tout dire, ça m’a jetée à terre. Mes coéquipières et moi, on était démolies par la surprise. »

La nouvelle a eu l’effet d’une bombe dans la NCAA. Cette décision précipitée a mis en péril la carrière universitaire de 19 joueuses de première, deuxième et troisième année – sans parler des futures joueuses qui s’étaient déjà engagées à porter les couleurs de l’université.

« Ça m’a fait énormément de peine pour mes coéquipières. Je voulais qu’on ait toutes la chance de jouer dans la division I, comme on en rêvait. »

S’est ensuivie une période quelque peu chaotique. Lorsqu’elles ont appris la nouvelle, plusieurs écoles ont contacté les entraîneurs de l’université pour recruter les joueuses.

« Près du bureau de mon entraîneur, il y avait un tableau blanc avec les noms de mes coéquipières et des universités intéressées, se souvient la gardienne de but. C’était un peu irréel. Une fois qu’on a choisi une école, on ne pense plus vraiment à jouer ailleurs. »

Pour sa part, Campbell a été contactée par Jackie Crum. Jackie, alors entraîneuse adjointe à l’Université du Wisconsin, avait aussi été son entraîneuse dans l’équipe nationale féminine des M18 du Canada.

« Dès qu’on s’est parlé, j’ai su que ça allait être le bon programme pour moi. »

Et ça ne pouvait pas mieux tomber : la gardienne de but partante des Badgers et coéquipière de Campbell d’Équipe Canada, Ann-Renée Desbiens, en était venue à la fin de sa carrière universitaire. Encore aujourd’hui, Campbell chérit les souvenirs de son transfert à l’Université du Wisconsin.

« Tout le monde m’a accueillie à bras ouverts, comme si j’avais toujours fait partie de l’équipe. La transition aurait pu être difficile, mais je me suis tout de suite sentie à l’aise grâce à mes coéquipières. »

Le succès ne s’est pas fait attendre : à sa première saison, Campbell a mené son équipe au Frozen Four, a été nommée Gardienne de but de l’année de la WCHA et s’est taillé une place parmi les dix finalistes du prix Patty-Kazmaier, remis aux meilleures joueuses de hockey de la NCAA.

Elle a également été nommée à la première équipe des étoiles de la WCHA et à la deuxième équipe des étoiles américaines.

« C’est une battante, affirme Brad Kirkwood, consultant des gardiens de but pour l’équipe nationale féminine du Canada. C’est l’une des gardiennes les plus travaillantes avec qui j’ai eu le plaisir de collaborer, chez les femmes comme chez les hommes. »

Déçue de sa défaite en prolongation à la demi-finale du championnat national, Campbell a juré à ses coéquipières que les Badgers seraient victorieux l’année d’après. Et elle a tenu parole : l’équipe du Wisconsin a remporté le championnat de la NCAA de 2019, ayant stoppé chacun des 27 tirs de l’Université du Minnesota en finale.

« C’était un moment exceptionnel, raconte-t-elle. L’annulation du programme à l’Université du Dakota du Nord m’avait miné le moral, c’est certain. Et puis, je me suis retrouvée propulsée dans les plus hautes sphères du hockey universitaire – de vraies montagnes russes! Vraiment, cette victoire était chargée en émotions. »

En 2019-2020, dernière année de Campbell, l’équipe s’apprêtait à défendre son titre quand la pandémie de COVID-19 a brutalement interrompu la saison. L’histoire se répétait, mais encore une fois, la gardienne ne s’est pas laissé démonter.

« À l’Université du Dakota du Nord, quand on nous a annoncé que le programme fermait, toute l’équipe est allée patiner ensemble. C’est à ça que j’ai pensé sur le coup. J’ai tout de suite dit "Hey les filles, on va jouer!" »

Les quatrième année ont décidé de se mesurer au reste de l’équipe dans un match amical. Les entraîneurs ont sauté sur le banc pour les encourager, faisant retentir la sirène à chaque but. Et non seulement Campbell a-t-elle traversé toute la patinoire pour marquer un but, mais ses parents – initialement venus du Manitoba pour assister aux quarts de finale de la NCAA – ont pu la voir jouer dans l’uniforme des Badgers une dernière fois.

« Je m’en souviendrai toujours. C’était la dernière fois qu’on jouait toutes ensemble. C’est comme ça qu’on a fini notre dernière année : avec notre premier – et dernier – tour de patinoire à l’aréna LaBahn, saluant nos partisans imaginaires. On a fait ce qu’on pouvait avec les moyens qu’on avait! »

Durant la pandémie, Campbell a adapté son entraînement aux contraintes du confinement. Elle y a intégré le yoga et l’entraînement musculaire, et s’est servie d’une planche de glisse pour l’entraînement hors glace. Elle a également participé à des compétitions de jeux de concentration sur Zoom avec des gardiens de partout dans le monde.

« Elle a travaillé fort pendant la saison morte, et elle était en pleine forme pour le camp d’entraînement, raconte Brad Kirkwood. Elle a très bien joué et a mérité sa place dans l’équipe. »

Le Championnat mondial féminin 2021 de l’IIHF sera son premier tournoi en tant que membre de l’équipe nationale féminine du Canada. Elle a hâte de partager la patinoire avec des joueuses qu’elle admire depuis longtemps.

« J’ai du mal à y croire, avoue-t-elle. La route n’a vraiment pas été facile, mais j’ai hâte de découvrir ce que l’avenir me réserve dans ce programme. »

Oui, son parcours a été semé d’embûches; mais en fin de compte, ce sont ces imprévus qui l’ont menée à son rêve.

« C’est une pro de la résilience, soutient Kirkwood. Et le plus impressionnant pour moi, c’est que je crois qu’elle n’a pas encore atteint son plein potentiel. Elle est jeune : elle peut encore s’améliorer considérablement. »

« Je suis très contente d’être rendue là, confie Campbell. Je rêve de gagner l’or avec cette équipe depuis que je suis toute petite. Je pars de loin, mais j’ai l’impression qu’il me reste tant à faire, et j’ai hâte de travailler avec ce groupe. »

Pour plus d'informations :

Esther Madziya
Responsable, communications
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Responsable, communications
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